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Le contenu des articles dans ce bulletin ne correspond pas nécessairement à l'idéologie et l'opinion de MAC. The content of this newsletter does not necessarily concur with MAC's ideology.
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November 2013 Bulletin - Tazkiya

posted Nov 24, 2013, 7:29 AM by MAC Youth

Tazkiya

By Ayman Oweida
 
Purification of the heart is often perceived as an inward process of self-consciousness, accountability and development. Ultimately, this leads to a heart that is in many ways ‘free’.
 
When Prophet Muhammad received the first few verses of the Quran from his Lord, he went back to his wife, Khadija and said “Cover me, Cover me”. 
 
Muhammad did not expect prophecy; Infact, he was shocked by it.
Unlike many prophets, he wasn’t born to a Prophetic family.
When Prophet Muhammad went back to his wife, another few verses from the Quran were revealed: “Oh you who is covered in garments, get up and warn”!
 
The biography of Prophet Muhammad contains a detailed account of the time period preceding his prophecy. Muhammad used to seclude himself in a mountain near Mecca in a conscious effort to purify his heart and free it from lively contaminants. Ultimately, this tremendous effort of soul purification lead to the greatest responsibility that man has known: Islam.
 
AbuBakr was the Prophet’s closest friend. On the second day of having received the revelation, the Prophet sees AbuBakr and tells him of his magnificent experience in the cave of Hiraa. AbuBakr wholeheartedly believes in Muhammad and his message. At this timepoint, AbuBakr knows about 10 verses of the Quran. AbuBakr is not instructed by the prophet to call upon others and invite to Islam. Yet, on his first day of accepting Islam, AbuBakr brings to the Prophet 5 people who accepted Islam; none were from his tribe. These 5 companions are some of the giants who sacrificed their lives for the sake of Islam. These 5 companions along with AbuBakr were later named to the list of 10 people who were given glad tidings of paradise by the Prophet.
 
Much like the Prophet, AbuBakr’s sense of responsibility drove him to share this responsibility with others: starting from those whose hearts were closest to purity.
 
The first thoughts that often come to mind of a person with a pure heart, is someone who is in constant remembrance of God and whose night is filled with prayer and whose day is filled with Quranic recitation and memorization. But, neither Prophet Muhammad nor AbuBakr had the Quran at a point when their hearts were pure.
 
In contrast to AbuBakr on his first day of Islam, most of us have subscribed to Islam for a long time. We have the Quran happily resting on our shelves, downloaded on our phones, hung on our walls, memorized in our hearts and referenced in our conversations. Moreso, we have thousands of narrations from our Prophet, thousands of stories from his companions and followers and a historical account of his life.
 
Most of us memorize of the Quran more than AbuBakr did on his first day of Islam. Yet, AbuBakr’s sense of responsibility on that day far exceeds that of ours collectively. His urge to change the world to a better place with the limited resources he had was insurmountable. One could argue that AbuBakr was a fundamental cornerstone in the establishment of Islam on earth. As AbuBakr’s heart became more pure, his sense of responsibility increased. Yet, we on the other hand, continue to struggle with the very notion of purification of the heart and many will die without having taken a single responsibility towards establishing justice on earth.
 

L'Islam est une religion européenne

Par Tariq Ramadan
 

Le Temps: Après l’interdiction des minarets en Suisse, le Tessin prohibe le voile intégral. Comment expliquer cette crispation à l’égard de l’islam dans un pays jusque-là plutôt tolérant sur le plan religieux et pragmatique avec l’immigration?

- Tariq Ramadan: La Suisse ne fait pas exception à ce qu’on observe ailleurs en Europe. Les mouvements populistes ont beaucoup travaillé sur le renfermement identitaire, la définition de soi. Les mêmes groupes qui sont contre l’Europe peuvent être contre l’islam pour développer un discours qui prend auprès de populations qui peuvent avoir peur de la perte d’identité, de leurs anciens repères, et qui se renferment.

Ce sont des mouvements nationalistes, populistes. On l’a vu dans des pays extrêmement libéraux comme les Pays-Bas avec Geert Wilders prenant l’ascendant politique. L’UDC est dans la même démarche avec des affiches publicitaires, le symbole du mouton, qui ont choqué le monde. De la même façon, ils disent que l’islam est une religion étrangère. Elle ne fait pas partie du paysage suisse, de la culture suisse. Quatre éléments déterminent le mouvement populiste. D’abord, la pensée binaire, c’est-à-dire «il y a eux et il y a nous», on définit l’identité d’un «nous» restrictif. Ensuite, les réponses simples à des questions complexes: tous les problèmes que l’on a en Suisse sont dus à eux, c’est-à-dire le chômage, la sécurité, la place de la Suisse dans l’Europe, eh bien c’est eux.

Troisièmement, la politique victimaire, c’est-à-dire que nous sommes les victimes de quelque chose qui nous dépasse. Donc nous devons reprendre notre destin en main. L’UDC tient ce discours. Marine Le Pen, c’est exactement la même chose. Il y a «eux» qui sont considérés comme responsables de notre malheur, donc nous sommes les victimes, nous sommes en danger, la Suisse est en danger.

Et le quatrième élément est la politique émotionnelle, c’est-à-dire portée sur le fait divers qui émeut, l’anecdotique comme registre politique. L’UDC est le premier parti de Suisse. Mais cela reste un mouvement temporaire. C’est pourquoi je reste optimiste. Regardez ce qui se passe en Hollande. Geert Wilders est en train de perdre pied. J’ai débattu avec Marine Le Pen, avec Freysinger ou avec Blocher, des gens dont je ne partage pas l’idéologie. On est obligé de constater que leur discours prend, qu’il devient plus subtil. Mais on doit aussi remarquer deux choses qui sont paradoxales. Marine Le Pen est plus subtile que son père, elle change un tout petit peu de registre. Il y a une volonté d’intégrer différemment la question de l’identité. Et d’un autre côté, son discours, qui était totalement marginal, est devenu quelque chose qu’on entend chez Valls à gauche, chez Sarkozy à droite. Donc le vrai danger de ce discours n’est pas qu’il reste dans les partis populistes, c’est qu’il se diffuse dans les autres partis.

C’est la note pessimiste. Je suis Suisse, partout où je vais dans le monde je me dis Suisse, c’est mon identité. Il y a aujourd’hui des millions d’Européens de confession musulmane et il va y avoir un phénomène de normalisation. Ceux qui jouent de ces politiques émotionnelles devraient passer, mais c’est pour l’heure inquiétant.

Lien de l'article: http://tariqramadan.com/blog/2013/11/07/lislam-est-une-religion-europeenne-le-temps-05112013/

August 2013 Bulletin - L'ignoble charte

posted Aug 27, 2013, 5:03 AM by MAC Youth   [ updated Nov 24, 2013, 7:30 AM ]

Par Charbel Hanna

Il y a une différence entre pratiquer une religion et porter un symbole religieux. L'État doit être laïc, pas le peuple : l’hypocrisie est d'ailleurs maximale, considérant que l'État est loin d'être le peuple et de le servir.

Le cas de la femme musulmane voilée
Cette loi, de plus, prive la femme musulmane voilée de bien d'emplois. Or, la femme ne s'émancipe que dans la production sociale ou économique - cela est d'autant plus vrai dans le capitalisme. Si on vise une égalité entre hommes et femmes, on prive la femme musulmane voilée de cette égalité en la rejetant de la fonction publique, des écoles, des hôpitaux. Ce faisant, on l'aliène à sa famille et à son mari, desquels elle dépend, étant pauvre, étant chômeuse. Cette charte est donc fondamentalement sexiste. Notons qu'il n'est pas facile pour une femme voilée de simplement retirer son voile. Parfois, il s'agit de contraintes familiales qui l'obligent à le porter; parfois, c'est le dogmatisme religieux qui ne s'efface pas - et le dogmatisme est une plaie mortelle dont on ne guérit pas en un instant.

[...]

Le travailleur n'est pas l'État
Les radicaux laïcs affirment que le travailleur ou la travailleuse de la fonction publique représente l’État. Ainsi, l’État étant laïc, ses représentants se doivent de l’être également. Or, un regard critique sur la situation politique montre que rien n’est plus faux. Pour qu’un être représente l’État, il doit avoir sur lui un certain pouvoir, en faire partie. Néanmoins, la classe prolétaire et la classe moyenne n’ont aucun pouvoir politique, outre un vote tous les quatre ans. L’État applique sinon ses lois, décidées par 125 élus, pantins de la grande bourgeoisie. Cette dernière, et sa classe politique, sont les seules représentantes de l’État, puisqu’elles ont pouvoir sur lui.
 
Finalement, cette charte s'oppose à la laïcité, qui impose au gouvernement une non-intervention dans la vie religieuse. Or, empêcher le port d'un symbole religieux par un-e travailleur-se est une intrusion étatique dans la vie religieuse. L'État doit être laïc, pas le peuple : et la démocratie directe, dictature déguisée, ne fait pas du peuple l'État. Dire aux travailleurs-ses qu'ils-elles représentent l'État est d'une intense hypocrisie. Si je représentais l'État, j'aurais droit de regard et de décision sur les lois et sur les traités qui me concernent. Or, ce droit de regard et de décision n'est accordé qu'à une poignée d'élus inutiles financés et dirigés par une grande bourgeoisie capitaliste sans moralité.
 
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Ce qu’ils appellent de l’oppression 

par Fida Douri - Montréal
 
Il m’arrive de voyager seule par des journées éclairées et de me demander ce que je dirais dans certaines situations par simple curiosité. Dans certains cas, ce sont des questions auxquelles je suis confrontée à devoir répondre un jour ou l’autre. C’est ainsi que je me suis demandée ce que je dirai si une dame me demandait dans le bus après m’avoir fixé durant cinq minutes: « Ma chère, il fait 35°c à l’extérieur…que fais-tu avec ce truc sur la tête et ces longs vêtements…? » Du coup, je serai probablement étonnée, mais je me dirai que le plus important, c’est d’éclaircir le malentendu. Je lui dirai, par exemple : « Madame, si vous avez si chaud, pourquoi ne retiriez-vous pas vos sous-vêtements? Tant qu’à rien avoir, non? Tout comme vous avez des limites à ce que vous portez, j’en possède aussi. Je ne porte pas le voile selon un changement de température. Je ne le porte pas non plus pour plaire ni pour déplaire. Je ne le porte pas selon les tendances de la mode ou de l’époque ou encore parce que le vent le fait virevolter. Je ne le porte pas non plus pour renforcer mes cultures et encore moins pour faire pression sur le pays.

Vous serez donc probablement surprise d’apprendre que je porte le voile parce que je me sens plus libre, et vous me direz que je ne comprends pas ce que c’est que d’être libre. Parfait. Je parlerai donc de liberté. Et vous me direz à la fin si je suis aussi libre que vous.

 Qu’est-ce la liberté? En un premier sens, c’est pouvoir faire ce que l’on veut sans contraintes extérieurs, sans en être empêché. Bien que beaucoup pensent le contraire, mes parents ne m’ont aucunement demandé de dissimuler mes cheveux. Il appartenait à moi et à moi seule de choisir et personne ne m’en a privée. Si quelqu’un venait me forcer de le retirer, il m’ôterait la liberté de le mettre.

Dans un deuxième sens, la liberté n’existe pas sans loi. Si je fais vraiment tout ce que je veux et obtient ce que je désire, au lieu d’être libre, je serai prisonnière de mes pulsions, de mes envies. Je ne peux baser ma liberté sur mes penchants. D’un autre côté, si je ne fais qu’obéir aveuglément à des lois que je ne comprends pas et qui, pour moi, n’ont pas de sens, je ne suis pas mieux placée. Être libre, c’est donc avant tout être régie par des lois morales, des règles de conduite que je comprends et que je respecte, des lois avec lesquelles je suis à l’aise. Être libre, c’est être autonome, en accord avec les contraintes que l’on se place.

Vous ne le savez peut-être pas mais lorsque je me promène, les gens ne regarde pas mes jambes, ni ma poitrine. Non. Il me regarde moi, mon visage, mes yeux. Parce qu’il n’y a rien d’autre à regarder. Et s’il y a quelque chose que j’admire en ne portant que ce léger tissu sur la tête, c’est que les gens qui me connaissent ne me jugent plus selon mon apparence, mais selon les actions que je pose et la façon dont je pense.

Je sais aussi, par exemple, que lorsqu’une personne me regarde dans les yeux, elle se construit des préjugés auxquels je n’ai pas à me soucier. Parce que je sais que, de toute façon, ils sont faux. Une personne qui ne peut voir sous mon enveloppe ne peut qu’utiliser son imagination pour aboutir à une réponse à sa devinette. Puisque je dresse un mur à mon apparence physique, l’autre ne peut rien savoir sur moi que si elle prend contact avec moi. Les gens peuvent bien me juger de l’extérieur,  ça ne me touche aucunement parce que j’ai la certitude qu’ils ne me connaissent pas.

Au dessus de toutes ces raisons, madame, la véritable cause de ce voile, c’est parce que je ne suis qu’un être humain imparfait. Je suis consciente que je ne peux pas créer des lois morales parfaites. Du coup, j’ai besoin d’une force extérieure qui puisse me tendre un coup de main, qui me dise comment garder ma liberté. J’ai besoin d’un être parfait qui ne fasse pas partie intégrante de la société. Le temps passe, la société change et changera, mais pas Lui.
Si je porte ce vélum, madame, c’est parce que je crois en Dieu, et qu’en moi, j’ai la certitude qu’il existe. Lorsqu’il dit aux femmes de porter le voile, je sais que ce tissu ne peut pas me blesser. Je sais aussi que c’est pour mon bien qu’on me dit de le mettre. Ce n’est qu’en le portant que j’ai découvert le bien qu’il me procurait, que j’ai pris connaissance de la liberté qui l’accompagnait et que je me souris discrètement lorsqu’on me lance des regards stupéfaits dans le bus. Mais pour le porter, j’ai cru en Dieu. Si c’est pour demeurer libre, je n’hésiterai pas à le croire. Qu’il fasse chaud ou froid, je serai toujours fière de porter ce qui garantit ma liberté. Et je serai curieuse d’entendre parler de la vôtre. »

The Month of Meaning

posted Jul 9, 2013, 6:47 PM by MAC Youth

by Tariq Ramadan
 
Most of the classical religious teachings regarding the month of Ramadan insist on the rules being respected as well as the deep spiritual dimension of this month of fast, privations, worship and meditation. While thinking about it more closely, one realizes that this month marries apparently contradictory requirements which, nevertheless, together constitute the universe of faith.
To ponder over these different dimensions is the responsibility of each conscience, each woman, each man and each community of faith, wherever they are. We can never emphasise enough the importance of this “return to oneself” required during this period of fast.

Ramadan is a month of abrupt changes ; this is true here more than anywhere else. At the heart of our consumer society, where we are used to easy access to goods and possessions and where we are driven by the marked individualism of our daily lives, this month requires from everyone that we come back to the centre and the meaning of our life.

At the Centre there is God and one’s heart, as the Qur’an reminds us : “…and know that [the knowledge of] God lies between the human being and his heart.” At the Centre, everyone is asked to take up again a dialogue with The Most-High and The Most-Close.. a dialogue of intimacy, of sincerity, of love. To fast is to seek.. with lucidity, patience and confidence.. justice and peace with oneself. The month of Ramadan is the “month of the Meaning”.. why this life ? What about God in my life ? What about my mother and my father.. still alive or already gone ? What about my children ? My family ? My spiritual community ? Why this universe and this humanity ? What meaning have I given to my daily life ? What meaning am I able to be consistent with ?

The Prophet of Islam (peace be upon him) had warned “Some people only gain from their fast the fact that they are hungry and thirsty.” He was speaking of those who fast as mechanically as they eat. They deprive themselves from eating with the same unawareness and the same thoughtlessness as they are used to eating and drinking. In fact, they transform it into a cultural tradition, a fashionable celebration, even a month of banquets and “Ramadan nights”. A fast of extreme alienation.. a fast of counter-meaning.

As this month invites us towards the deep horizons of introspection and meaning, it reminds us of the importance of detail, precision and discipline in our practice. The precise starting day of Ramadan that must be rigorously found ; the precise hour before dawn on which one must stop eating ; the prayers to be performed “at determined moments” ; the exact time of the break of fast.

At the very time of our profound meditation with God and in our own self, one could have thought that it was possible to immerse oneself into one’s feelings because this quest for meaning is so deep that it should be allowed to bypass the details of rules and schedules. But the actual experience of Ramadan teaches us the opposite : no profound spirituality, no true quest of meaning without discipline and rigor as to the management of rules to be respected and time to be mastered.

The month of Ramadan marries the depth of the meaning and the precision of the form. There exists an “intelligence of the fast” that arises from the very reality of this marriage between the content and the form : to fast with one’s body is a school for the exercise of the mind. The abrupt changes implied by the fast is an invitation to a transformation and a profound reform of oneself and one’s life that can only occur through a rigorous intellectual introspection (muraqaba).

To achieve the ultimate goal of the fast our faith requires a demanding, lucid, sincere, and honest mind capable of sane self-criticism. Everyone should be able to do that for oneself, before God, within one’s solitude as well as within one’s commitment among one’s fellow human beings. It is a question of mastering one’s emotions, to face up to oneself and to take the right decisions as to the transformation of one’s life in order to come closer to the Centre and the Meaning.

Muslims of today need more than ever to reconcile themselves with the school of profound spirituality along with the exercise of rigorous and critical intelligence. Particularly in the West. At a time where fear is all around, where suspicion is widespread, where the Muslims are tempted by the obsession to have to defend themselves and to prove constantly their innocence, the month of Ramadan calls them to their dignity as well as to their responsibilities.

It is urgent that they learn to master their emotions, to go beyond their fears and doubts and come back to the essential with confidence and assurance. It is imperative too that they make it a rule for themselves to be rigorous and upright in the assessment of their conduct, individually and collectively : self-criticism and collective introspection are of the essence at every step, to achieve a true transformation within Muslim communities and societies.

Instead of blaming “those who dominate”, “the Other”, “the West”, etc. it is necessary to make ours the teaching of the month of Ramadan : you are, indeed, what you do of yourself. What are we doing of ourselves today ? What are our contributions within the fields of education, social justice and liberty ? What are we doing to promote the dignity of women, children or to protect the rights of the poor and the marginalised people in our societies ? What kind of models of profound, intelligent and active spirituality do we offer today to the people around us ? What have we done with our universal message of justice and peace ? What have we done with our message of individual responsibility, of human brotherhood and love ?

All these questions are in our hearts and minds.. and there is only one response inspired by the Qur’an and nurtured by the month of Ramadan : God will change nothing for the good if you change nothing

Laïcité, voile et tourments

posted Feb 2, 2013, 8:45 AM by MAC Youth


Pour une laïcité ouverte ... ou fermée?!?
 
Kathy Malas
 Pour une laïcité ouverte ... ou fermée?!?
 
 La semaine passée, j’ai participé à un dialogue réalisé dans une école privée secondaire laïque, sur le port du voile dans les institutions publiques et les écoles. Nous étions deux femmes à défendre notre opinion diamétralement opposée. Devrait-on avoir au Québec une laïcité ouverte ou fermée? Après réflexion sur la présentation de la co-conférencière, d’un animateur et de certaines interventions de parents qui prônaient une laïcité fermée, je me pose certaines questions que j’aimerais partager avec vous.
 
Pourquoi une partie de la société québécoise, qui est, selon moi, une minorité, voudrait favoriser une laïcité fermée? Pourquoi voudrait-on adopter une société d'exclusion, une société qui irait à l'encontre de l’inter culturalisme et du pluralisme, une société dans laquelle la discrimination envers des communautés minoritaires serait considérablement visible et ressentie ? Pourquoi devrait-on adopter une laïcité fermée qui tolérerait l'intimidation dans les écoles sur la base de l'ethnicité ou des convictions religieuses et qui mettrait, par exemple, les jeunes filles musulmanes dans une situation déchirante, celle de choisir entre leur liberté de convictions spirituelles et leur scolarisation dans nos écoles québécoises, pendant une période charnière du développement de l’autonomie, de l’estime de soi et des compétences et qui nuirait au développement et à l’intégration actuelle et future à la société de nos jeunes? Pourquoi voudrait-on un Québec laïque fermé qui irait à l’encontre des droits et libertés fondamentales de liberté de conscience, de religion, d'opinion et d'expression, qui imposerait une certaine idéologie et un code moral pour tous, qui  irait à l’encontre des principes féministes québécois et brimerait les droits des femmes, ceux de  faire leur propre choix? Je ne peux, malheureusement, ce après de nombreuses heures de réflexion, trouver une réponse positive à ces questions.
 
Nous avons présentement, au Québec, une laïcité ouverte. Pourquoi devrait-on continuer à garantir une société québécoise laïque ouverte, défendue, selon moi,  par la majorité des québécois, par la Fédération des femmes du Québec, par la commission des droits de la personne, par la charte des droits et libertés de la personne et par les recommandations de la commission Bouchard-Taylor? À cette question, j’ai une réponse claire…Une laïcité ouverte favorise l'inclusion des toutes les québécoises et québécois, l’interculturalisme, l'ouverture vers l’autre, la liberté de conscience, la liberté de convictions religieuses, le « mariage » de multiples identités qu’une québécoise et qu’un québécois puisse avoir, le développement de l’identité, de l’autonomie, des compétences et de l’esprit critique des jeunes et la présence de la diversité culturelle et ethnique dans les écoles québécoises, qui, rappelons-le, sont des écoles pour toutes et tous et dont la mission est d’instruire, de socialiser et de qualifier toutes et tous les jeunes. Une laïcité ouverte assure également l'égalité entre les femmes et les hommes en favorisant l'accès à l'éducation, au travail et à la vie politique de façon égale, sans exclure aucune femme et indépendamment de ses valeurs morales et convictions. Une laïcité ouverte favorise la liberté de conscience et l'esprit critique permettant à tous de réfléchir, de faire leur choix librement et d'agir selon leurs valeurs morales.
 
 Je suis une femme québécoise, née au Québec, de confession musulmane, voilée, féministe et de parents d’origine libanaise. Voici mes multiples identités bien consolidées à l’âge de 28 ans. Une identité qui s’est forgée dans notre laïcité québécoise ouverte, garantissant l'accès à l'éducation, au travail, à la vie politique et qui me permet de conserver mes valeurs spirituelles et québécoises d'ouverture vers l'autre, de respect mutuel, d'intégrité d'empathie et d'authenticité. Je suis la femme que je suis aujourd'hui due aux femmes québécoises et aux hommes québécois qui ont lutté pour un Québec laïque ouvert, interculturel, pluraliste, arborant les droits et libertés de la personne. En espérant que les femmes et les hommes du Québec continueront à défendre encore cette province laïque ouverte que j'aime tant.
 

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Les regrets d’un tourmenté
Bilal Malas - étudiant du secondaire
 
 À travers les âges,
 Tombe les sables du temps.
 Que les ans comme les engrenages
 D'une horloge se détend.

 Dans votre esprit, à pied, à travers le temps
 Retour à des jours meilleurs.
 Mémoire, comme dans un rêve,
 Lavez-vous les larmes, purifié la peur.
 
 Rejetez vos vieux visages.
 Plein de tristesse et de dépit.
 La brillance d’un nouveau paysage.
 D’un nouveau passage, une nouvelle page.

 Comme une étoile.
 L'obscurité du ciel ne peut-vous atteindre.
 Lumière dans la nuit éternelle, la joie est là.
 Lumière jusqu'à l'aube nouvelle.
 
 Regrets, ardeur, désolé, peur.
 Atteindre une paix, tant de vigueur.
 Patience, prière, confiance, espère.
 Se tourner vers Allah, essence inégalitaire.

 Rejetez vos vieux visages.
 Plein de tristesse et de dépit.
 La brillance d’un nouveau paysage.
 D’un nouveau passage, une nouvelle page.
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 Allah veut vous éclairer, vous montrer les voies des hommes d'avant vous, et aussi accueillir votre repentir. Et Allah est Omniscient et Sage.
 (  سورة النساء  , An-Nisa, Chapter #4, Verse #26)

E-bulletin​: World Press Photo 2012

posted Dec 10, 2012, 4:42 PM by MAC Youth   [ updated Dec 10, 2012, 4:46 PM ]

World Press Photo 2012 - Bilal Malas - étudiant du secondaire & éditeur du E-bulletin

 Après avoir visité l’exposition organisée par World Press Photo 2012 à Montréal, j’eus aucun doute concernant la brillance du concept de photojournalisme et ses impactes. Dans les prochaines lignes, je parlerai de mon expérience et de la définition même du World Press Photo.

World Press Photo est une organisation indépendante et non lucrative fondée en 1955 et basée à Amsterdam, Pays-Bas. World Press Photo est déterminé à soutenir et à promouvoir des normes élevées dans le photojournalisme et la photographie documentaire à travers le monde. L’organisme s’efforce de créer un vaste intérêt public et son appréciation pour le travail des photographes et pour le libre échange d'informations. Le concept du concours est de regrouper les photos les plus ingénieuse prisent de l’actualité, et les classer, selon différentes catégories (Révolution, Nature, Nouvelle général, Maladies, Etc.). Ensuite, le tout est présenté dans un lieu ouvert au publique. Se laisser guider par l’ingéniosité qu’une image, vaut mille mots.
 
Après cette promenade cultivatrice, j’appris énormément sur les différentes facettes de la vie. Que ce soit des pires adversités humaines ou animales, aux beautés époustouflantes de la nature ou à la révolution acharnée d’un peuple pour la justice, la liberté d’expression et l’amour.  Une façon unique et original de présenter ce qu’on ne voit pas dans les journaux, ou aux nouvelles internationales populaires. Je trouve cela dommage, puisqu’il y a largement à apprendre et à découvrir sur ce qui est différent de ce qui nous entoure. Tout cela m’a bien fait philosopher. Je me sens extrêmement fortuné d’être ici au Québec. J’ai enfin pu gouter à un beaucoup plus pur échantillon de l’injustice qui rode les terres corrompues éparpillées sur notre planète. La planète qu’habite l’homme, l’homme créateur d’injustice. Merci World Press Photo 2012.
 
‘’Nous existons pour inspiré la compréhension du monde à travers la qualité du photojournalisme.’’ – World Press Photo
 
Source de la photo: Aranda, S. (2012), World Press Photo of  the year 2011 [Photograph]. Retrieved 3 December, 2012, from World Press Photo, http://www.worldpressphoto.org/photo/world-press-photo-year-2011-0
 
*****************Hadith of the month by the E-Newsletter team***************
 
"Seven kinds of people will be sheltered under the shade of God on the Day of Judgment...They are: a just ruler, a young man who passed his youth in the worship and service of God...one whose heart is attached to the mosque...two people who love each other for the sake of God...a man who is invited to sin...but declines, saying 'I fear God'...one who spends his charity in secret, without making a show...and one who remembers God in solitude so that his eyes overflow." Riyadh-us-Salaheen, Hadith 376. 


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Le contenu des articles dans ce bulletin ne correspond pas nécessairement à l'idéologie et l'opinion de MAC.

Votre 1er E-Bulletin / Your 1st E-Newsletter...Eid Moubarak!

posted Dec 10, 2012, 4:32 PM by MAC Youth   [ updated Dec 10, 2012, 4:47 PM ]

On our Eid Al Adha, our 1st Monthly Newsletter. Released 25/10/2012.

The story of `Eid Al-Adha is the story of testing Prophet Ibrahim’s faith in Allah. Both the Qur'an and the Torah record the high drama narratives of the story.First, Muslims must avoid self-indulgence. Our achievement through our mental faculty must be tempered with piety (humility) lest our attainment make us arrogant and cause us to be cut off from the blessing of nearness to Allah.

Enjoy your Eid. Pass a great time with family...and have a blast with your friends!
 
********************Article************************
Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté
Bilal Malas - Étudiant du secondaire - Montréal
 
Et voilà le 17 octobre, la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Une journée qui ne nous affecte pas seulement au moment même, mais plutôt, à tous les jours. Que ce soit en Amérique du Nord, ou en Afro-Eurasie, tout le monde ce tient debout. Ce tient debout pour un partage d’affection et de condoléances. Une journée qui nous rassemble tous, nous en tant qu’être humain égaux, à dénoncer la misère dans notre entourage et partout dans le monde. Pendant ce jour ci, on honore la conviction de ceux qui sont victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Mais ce n’est pas seulement une action de se tenir debout ou de la dénoncer, mais c’est aussi d’agir avec courage et volonté, parce qu’au fond, on est tous responsable de nos semblables. Prendre ferme position pour passer le message et répandre la volonté d’aller de l’avant et assurer une équivalence de vie pour chaque individu singulier qui met ou qui va mettre les pieds sur cette planète, notre planète. Pas seulement pour le présent, mais aussi pour le passé et le futur. De chérir et de conduire la volonté de ceux qui voulait de même, une justice égale et honnête pour tous et de bâtir un avenir d’espoir et résultat pour les prochaines générations. Je remercie énormément l’assemblé général de l’ONU et l’ATD Quart Monde pour avoir mis un point commun pour officiellement dénoncer la dèche et la misère. Et j’aimerais surtout exprimer ma reconnaissance au Père Joseph Wresinski, qui a lui-même témoigné de la misère elle-même et qui a inspiré le monde à agir. Je passe le message à tout ce qui ont les yeux posés sur ceci, de participer à l’amélioration d’un meilleur vivre sur terre. En l’honneur de la vôtre, la mienne et celle de l’humanité.

"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré." - Père Joseph Wresinski (1917-1988)

Il ne faut surtout pas oublier ce que l’Islam et le prophète Mohammed (p.b.l) nous enseignent sur nos choix éthiques et moraux 

 « ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l'ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux… » 4:135
 
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